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14/01/2010

Crue de la Seine en 1910 sur Géoportail
Visualisez sur Géoportail la crue de 1910 sur un fond de carte historique, de carte moderne ou sur la photographie aérienne... Une connaissance du passé indispensable pour anticiper le risque aujourd’hui.
La crue de janvier 1910 sur Géoportail
Visualisez sur un fond de carte d’époque (la carte topographique type 1900) ou sur des données actuelles l’étendue de la crue de la Seine de janvier 1910 (zones d’inondation des voies de surface).
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La couche « Carte topographique Cette couche est constituée de la Carte topographique de Paris et de ses feuilles environnantes, éditées en 1906. Ces cartes proviennent de la première édition, conservée à l'IGN. |
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La couche « Crues du bassin de la Seine - PHEC » Cette couche présente les plus hautes eaux connues (PHEC) sur le bassin de la Seine (crue de la seine et de ses affluents en 1910, ainsi que d'autres crues à des dates postérieures sur d'autres cours d'eaux).
Les données ayant permis la mise en ligne de cette couche sont fournies par la Direction régionale de l'environnement Île-de-France. |
En 1910 : une conjonction de plusieurs facteurs
Cette crue de la Seine est due à la conjonction de plusieurs facteurs : une pluviométrie exceptionnelle, des sols saturés en eau et gelés, générant des crues importantes et simultanées de tous les principaux affluents de la Seine (Aube , Yonne, Loing, Marne).
Le 28 janvier, la crue atteint 8,62m (1) à l'échelle du pont d'Austerlitz à Paris. Son débit est alors estimé à 2 400 m3/s (pour un débit moyen d'environ 300 m3/s)."
A Paris, 20 000 immeubles sont inondés. La situation de la banlieue est également dramatique en amont comme en aval avec 30 000 maisons sinistrées.
Aujourd’hui : anticiper le risque
Une inondation comme celle de 1910 est toujours susceptible de se reproduire à Paris. Elle pourrait même être plus importante, comme cela a été le cas en août 2002 à Prague et à Dresde, où la hauteur d’eau observée a parfois dépassé de plus de 1 mètre la crue centennale locale…
Une plus grande vulnérabilité
L’importance actuelle des réseaux souterrains (énergie, communication, transports…) nous rend plus vulnérables qu’en 1910 à une crue majeure.
Comme on peut le constater sur les documents de l’époque, la zone d’inondation des caves et des sous-sols est encore plus importante que celle de la zone d’inondation des voies de surface : voir le plan des surfaces inondées à Paris (plan Boreux).
Par ailleurs, une fragilisation de l’alimentation électrique peut avoir des conséquences sur le fonctionnement des autres réseaux : téléphone, chauffage urbain…
La région parisienne s'étant considérablement urbanisée, les zones vulnérables risquent de subir des dommages beaucoup plus lourd.
En 1910 : étendue de la crue sur une zone peu urbanisée. En 2010 : depuis, la même zone s'est fortement urbanisée, avec pour conséquence un risque de dommages accru.
Les actions entreprises
Une des actions les plus visibles a été la construction de lacs-réservoirs en amont de Paris entre 1970 et 1990 :
> Lac du Der-Chantecoq (en dérivation de la Marne)
> Lacs Amance et du Temple (en dérivation de l’Aube)
> Lac d’Orient (en dérivation de la Seine)
> Lac de Pannecière sur l'Yonne
Ces réservoirs permettent de stocker et d’abaisser la ligne d’eau en cas de crue sur la Seine. En cas de crue « type 1910 » cet abaissement est estimé à 70cm… à comparer aux 8,62m de la crue atteinte à Paris. Il permettrait néanmoins une réduction de 30% des dommages selon l’Institution interdépartementale des barrages-réservoirs du bassin de la Seine
L’étanchéisation et la protection des différents réseaux (énergie, communication, transports), ainsi que des sous-sols font partie des priorités des acteurs publics et privés susceptibles d’être touchés en cas de crue majeure de la Seine.
Enfin, l’anticipation et la préparation des différents acteurs doivent permettre de gérer la crise si celle-ci a lieu : prévision de la crue, prévention, information des citoyens, continuité des services prioritaires (sécurité, santé, transports…).


